La loge de la Combe (Saint Joseph – 42) aura bientôt son toit

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Depuis début janvier, chaque samedi matin ou presque, une joyeuse équipe se retrouve à la Combe sur le chantier de la loge pour aligner les pierres de schiste dont sont faits les Coteaux du Gier.

Au début nous n’étions pas rassurés à l’idée de se passer de mortier, même de chaux, puis peu à peu nous avons pris de l’assurance au point de retrouver les gestes des paysans-maçons qui nous ont précédés, c’est à dire assembler les matériaux pris sur place ou pas loin, des pierres et de la terre.

L’autre assemblage pas forcément le plus simple a été celui des savoirs. Devant l’inconnu chacun a son avis, mais la confrontation des expériences et des idées a permis de faire face à quelques défis techniques et, à chacun, d’apprendre quelque chose.

C’est donc une aussi une belle aventure humaine autour de ce patrimoine oublié et bien sûr de l’espoir que cette loge ne sera vue que des promeneurs et pas des automobilistes de l’A45.

A ce stade il nous tarde un peu de couvrir les chevrons de planches et de poser le film d’étanchéité pour mettre la loge hors d’eau.

La loge est vraiment sortie de terre cette fois-ci et on arrive au premier défi technique : poser un linteau
Dans une ferme qui se respecte il y a toujours des trésors dont cette magnifique pièce de chêne dénichée par Laurent. Fred et Julien sont à la manœuvre pour la pose.du dit linteau.
Les pauses souvent à rallonge et toujours conviviales font partie intégrante du chantier. Ici Bruno, Laurent et Paul, liste non exhaustive
Un nouveau défi technique se profile : la toiture. Tout le monde connait mais personne ne maitrise vraiment. Aussi on a invité Rémy, un artisan spécialisé dans la maçonnerie traditionnelle. Jusqu’à la charpente on est tous d’accord. Par contre pour la couverture tout se complique. Faut-il refaire « vraiment à l’ancienne » une couverture qui est le point faible des loges historiques ou injecter une dose plus ou moins importante de modernité ?
Finalement on pense trouver suffisamment de tuiles canal de bonne qualité mais qui seront assemblées par des crochets. Enfin un film plastique assurera l’étanchéité comme c’est la règle aujourd’hui. Autour de Rémy, Alain, Henri, Laurent et Paul.
La charpente commence par la poutre faitière… de récupération comme de bien entendu et pas vraiment droite, mais c’est un tronc, donc plus solide car le fil du bois n’est pas coupé. Et puis plus rien ne nous fait peur désormais. A la manœuvre (sur la photo) Henri et Jean-Luc
On arrive à la fin de la pose des chevrons impeccablement alignés par Gilles et Laurent

 

[Re]Lire la première phase de reconstruction :

À St Joseph, nous occupons le terrain contre l’A45

Rénovation d’une Loge Paysanne : le petit patrimoine local contre la grande A45

 

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